Regard sur

Hoël BERGER, doctorant HED

A la rencontre de Hoël BERGER, doctorant HED depuis octobre 2021, engagé dans un vaste projet de recherche, sur les liens entre la religion et la fécondité en Afrique subsaharienne.
 

 

photo de Hoël BERGER

« Après un baccalauréat scientifique et une licence en sociologie, j’ai été attiré par la démographie, pour étudier et suivre des comportements de populations de grande ampleur en utilisant des méthodes quantitatives, tout en ayant la possibilité d’utiliser des acquis plus qualitatifs. J’étais intéressé en particulier par les études prospectives et les projections de population, comme celles appliquées au domaine du développement.

En postulant au master de démographie de l’Université Paris Nanterre, je souhaitais aussi conserver l’approche qualitative de l’étude des phénomènes sociaux découverte en socio, tout en approfondissant mes compétences techniques. Ensuite, j’ai été sélectionné pour le master de formation à la recherche HED. C’est là, que j’ai “mis les pieds” dans la recherche. Le projet de recherche tutoré du master 1 HED et l’écriture collaborative d’un article m’ont vraiment plu et m’ont permis de mieux connaître le métier de chercheur.

A ce moment-là, je souhaitais déjà travailler sur la religion. Sur les conseils d’Aurélien DASRE, j’ai rejoint le projet DEMORELAF, qui étudie la quantification des religions en Afriques de l’Ouest*. J’ai réalisé mon stage de recherche de master 2 au CEPED, en étudiant l’influence de la religion sur la fécondité dans 5 pays d’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Ghana, Togo, Nigeria et Burkina-Faso). Mon mémoire de stage a été une amorce : il a conclu au rôle significatif des pratiques religieuses sur la fécondité au Nigéria et Togo. Mais, je me suis rendu compte qu’il y avait encore beaucoup de choses à explorer. C’est ainsi que j’ai décidé de m’engager dans un projet de thèse sur le même sujet, en étendant mon champ d’études à 27 pays d’Afrique subsaharienne.

Encadré par Carole Brugeilles et Aurélien DASRE, à l’université Paris Nanterre, j’utiliserai, dans un premier temps, les données des Enquêtes démographiques et de santé (EDS), pour effectuer plusieurs modélisations, intégrant de nouveaux indicateurs (effets de voisinage …) et obtenir une compréhension plus fine des comportements de fécondité, en approfondissant les analyses des effets de certaines variables clefs, telles que l’éducation ou le lieu de résidence.

A l’horizon 2023, j’envisage de me rendre dans 2 pays africains pour approfondir mes analyses quantitatives par des entretiens avec des acteurs locaux et religieux. Je prévois de me rendre au Sénégal et à Ouagadougou, si l’évolution du contexte sanitaire et de la stabilité politique le permettent. »
 
* Projet porté par Marc Pilon et Véronique Duchesne de l’IRD

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